Ethymologie du mot souffrance, provenant de plusieurs sources :

  1. Dérivé de « souffrir », avec influence du latin chrétien « sufferentia ».
  2. Du latin « sufferentia », signifiant « résignation, tolérance ».
  3. Du latin populaire « sufferīre« , altération du latin classique « sufferre » (« supporter, endurer ») de « fero » (« porter ») avec le préfixe « sub-« 

Ceci signifie globalement endurer, subir, faire face. C’est percevoir ce qui est vrai, c’est faire face à la vérité douloureuse et brute.

Chacun a sa propre vérité, dépendant de son rapport à sa réalité. L’ensemble des vérités d’une araignée inclus l’ensemble de son rapport à sa réalité. Idem pour un chat ou un être humain. La vérité d’une personne correspond à son rapport à sa réalité. La vérité correspond plus exactement au reflet de la réalité, à une extériorité objective. Ce peut être une réalité perçue par un être humain, ou alors perçue par un être divin, donc à des perceptions de la réalité très différentes car provenant de plans physiques ou subtils.

Lorsque la vérité extérieure objective est en décalage avec la vérité intérieure subjective, il se produit une souffrance car survient un inconfort et une douleur en faisant face à ce décalage. Regarder ce qui est vrai, c’est accepter la vérité et reconnaître nos erreurs. Plus ce décalage est grand, plus la souffrance produite sera importante. Mais ceci nous oblige à rectifier notre curseur de la vérité et réduire le décalage. Et donc à vivre plus en phase avec la vérité qui s’impose à nous.

Incorporer en soi la vérité totale, c’est embrasser la souffrance afin de ne faire qu’un avec elle. C’est intégrer ses ombres et sa lumière. C’est l’enseignement ultime de la souffrance que de fusionner avec une vérité extérieure supérieure. La difficulté du processus de la souffrance est proportionnelle à sa puissance de transformation et d’alignement avec la vérité.